I love you,i swear that's true .

I love you,i swear that’s true .
A ma seule raison de rire,

Parce qu'à chaque fois on oublie puis un jour on se souvient . Le temps se disloque et la nuit s'étire du haut de sa béquille .C'est un spectre maladroit couvert de petites morsures qui vient coucher son peu de sang brun dans une dernière lettre. J'ai quelque chose à te dire à toi qui sait qu'écrire c'est toujours revenir a ce qui nous a fait partir . Je n'ai rien oublié de ces jours de colère,je sais la mémoire acide,je sais nos lèvres qui ne s'embrasseront pas et tes poumons qui ne s'embraseront plus, mais je me suis écorchée la vie à ton rire . Est-ce que tu comprends ?Je ne sais pas si chacun d'entre nous finit tôt ou tard par abandonner ses amours sur un quai mais quelqu'un m'a dit qu'en dépit de tout , je t'attendais. Un peu comme une héroïne de roman de gare,maladroite et sans histoire, dont le c½ur s'est atrophié. Il m'en a fallu du temps . C'est pourtant pas les mots qui manquent je sais . Des mots j'en ai plein mes tiroirs. Des mots fuyant un a un,couleur gris anthracite .Des mots pour frissonner et faire craquer nos peaux de croco ,des mots pour nos kilomètres de vies manquées,salis,souillés , des mots pour piquer aux yeux de petits amoureux. Des mots encore et puis toujours, heureux ou bien saignants, mots de velours puis ces quelques marguerites sur le haut de mes « i » mais il n'y à que des cendres de poésies pour offrir de jolies rondeurs à ton absence . Je ne savais pas que l'on pouvait mourir sans même s'en rendre compte ,je me suis consumée sans rien comprendre . J'ai voulu m'abattre comme un cri et j'en suis morte. Et ça toi non plus tu ne le sais pas. Au fond ,on est jamais aussi seul que quand on ne l'est pas ,j'ai cru te voir tellement de fois si tu savais . Je t'inventais d'autres vies ,toi cette ombre mordorée , toi mélancolie cachée sous un manteau de pluie,et pourtant rien . Pas un mot .Alors d'un discours saccadé ou la mort à ternis nos rêves et de ce jour ou nos yeux dorés se sont éteint, d'un désarroi qui papillonne encore ,d'un geste de papier je te fais signe une dernière fois comme si de ton îlot de lumière,tu pouvais me lire . Tu as raison la vie n'est pas une faute d'orthographe mais plutôt une histoire de fantôme , alors je serre les dents,j'ai fais sans,j'ai fais semblant . Je voulais être cette belle personne qui croyait aux infinies passions . Tu m'as réappris ces forêts d'impatiences ou sont nés les bleus rêves,là ou quelques songes vides d'émotions se rejoignent dans un dernier frisson ,celui d'un seul instant . Je voulais le vertige ,puis la flamme et toi tu m'as montré que les coulées de l'âme ne crépitent que dans nos vieux souvenirs .C'est un bal masqué . Une valse d'ombres et de lumières dans le vacarme infernal d'une même vie . Sourires bancales,sanglots d'amours et larmes de chairs qui ni ne jaillissent ni ne coulent .Voila ce qu'il me reste .Le monde n'est pas monochrome ,c'est-ce que tu disais . Tu m'as tout appris de la vie moi qui tremblait de ne pas réussir . Tu m'as esquissé l'espoir quand j'avais les yeux chagrins , toi cet immense fracas dans mon c½ur , toi ce précipité de vie et moi le vent vide. Tu cherchais broderie et tu n'as vu que moi ; dentelle sans trame ni chaîne. Tu m'as réarmé de tout ce qui fait de la vie est une petite danseuse étoile ,et je n'aurai pas assez d'instants pour oublier ces mots déposés sur mes tempes comme une écharpe luttant contre les vents du passé . Je pourrai te dire que tu as changé la couleur de mon ciel ,que tu fais partie de ceux qui ,sans fumée ni miroir tendent la main dans le noir et que sans toi le vide n'est plus le même . Je sais les courant d'air sans adresse et les bruits de portes dans ma tête , je pourrai t'écrire que je n'ai jamais voulu tourner de pages,que oui l'espoir en bandoulière c'est toujours ça quand même et qu'avant de me tuer tu m'as sauvé la vie . Mais si ces derniers mots sonnent comme des éclats de tristesses,c'est que je ne sais toujours pas comment te dire Adieu . Et si je ne suis que dyslexie ,c'est qu'illusoire est mon chagrin . Le monde est fou,et moi si seule . Pardonne moi . Pardonne moi mais je suis courbaturée de savoir le passé illusoire et de ne pourtant pas me surprendre à t'oublier . Parce que chaque jour ici est un jour sans toi ,et puisqu'à chaque fois on oublie puis un jour on se souvient ,je me retrouve ici à défier le silence en jetant l'encre sur le papier,la faute sur toi qui m'a laissée . L'amour en bosse ou l'amour en creux peut être bien, mais par Amour je me suis écorchée la vie à ton rire et me frotte aujourd'hui les yeux contre ta colère .Le temps s'égraine sous de pâles écrits mais tu avais raison,écrire c'est toujours revenir à ceux qui nous ont fait partir . Oui tu avais raison,la pluie ne tombe pas sur l'homme que j'aime . Maintenant,je sais que la vieillesse n'atteint jamais les c½urs . Merci .

# Posté le mardi 30 septembre 2008 15:30

Modifié le mercredi 29 juillet 2009 08:45